Zârmalouloux Blog

13 nov. 2010

Ça danse en Equateur !


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<">Etape du 15/10 au 13/11 Balzas- Riobamba

Avant de quitter le Pérou, nous voulions présenter une dernière fois notre spectacle à San Ignacio, dernière ville avant la frontière. Nos pas nous ont mené jusqu'à l'établissement San Ignacio de Loyola. A la fin des deux représentations, l'une le matin pour les primaires et l'autre l'après-midi pour les collégiens, nous avons convié tous les élèves le désirant à venir participer à l'atelier d'initiation cirque organisé par nos bons soins le lendemain. Au programme, confection de balles de jonglage ( ballons de baudruche, sac plastiques de récup' et sable, voir détails de la fabrication dans la rubrique "Glaneries de voyage", "trucs et astuces" sur http://www.zarmalouloux.we.bs/) suivie d'une initiation, jeux d'adresse collectifs, atelier d'accrobaties et accrogym. Une cinquantaine d'enfants de 8 à 13 ans a participé à l'atelier qui s'est déroulé de 9h du matin jusqu'en début d'après-midi, dans une atmosphère ludique et détendue. Nous étions ravis de pouvoir partager un temps propice à l'échange et ne pas rester uniquement sur une prestation de notre spectacle.
Cela a été possible grâce à la direction qui nous a donné carte blanche pour mener à bien cet atelier en nous mettant à disposition notamment des tapis de sol.


Enrichis de cette expérience satisfaisante, nous sommes remontés sur nos montures, direction l'Equateur. L'arrivée à la petite frontière de Balzas se fait tout en douceur cette fois-ci et nous passons notre première nuit en territoire équatorien. Le lendemain, nous apprenons que les soldes débutent tout juste! 20% sur toutes les côtes! Après 2 heures d'efforts intenses en "run and bike", le compteur indique 2 km parcourus. Le " run and bike" nécessite 2 vélos bien chargés, une charrette bien chargée également, 2 participants ou plus bien déterminés et bien évidemment un parcours rally adéquat. Le travail d'équipe consiste à hisser les 2 vélos à la force des cuisses, des pieds, des bras et surtout du mental jusqu'en haut de la côte ou jusqu'à épuisement des concurrents. Toutes les techniques sont bonnes. ¿Peut-être une nouvelle discipline olympique?

La pente est tellement inclinée que le vélo de Jan ne supporte pas le poids de la charette et la roue arrière motrice perd la boule! Après une tentative plus ou moins hasardeuse de démontage de cassette sans fouet à chaine, réussie néanmoins, de changement d'axe et de roue libre, un nouveau problème surgit. La roue se désaxe malgré un serrage adéquat. Grâce au génie des ingénieurs zarmalouloux, la roue est finalement liée au cadre par un système innovant mêlant visserie et plomberie qui assure un maintient jugé satisfaisant par le controle qualité. La réparation tiendra 2 jours...

Le soir même, nous fêtons comme il se doit l'anniversaire d'Arthur, pour la seconde fois depuis le début du voyage. Parmi les présents : un charango de Cajamarca, une billetera (porte-feuille en tetrabrique de récupération), un bracelet, un bonhomme-porte clé, un poème et de l'amour en paquet de 6.

Arthur

Arthur a fière allure
Sur sa monture Excalibur.
Il parcoure la planète
Et aime se tailler de bonnes bavettes
Pas forcément accompagné de nénette
Mais de ses potes
en culottes shorts.

Arthur sur son vélo
met toujours le turbo
Sauf quand Yanoch
Descend les côtes
Mains dans les poches
Ils doivent alors changer d´hôtes
C´est l´amicalement vautre.

Arthur c est le plus doux des Zarmalouloux
Il enchaine blagues salaces
humour noir fugace
accompagnés de quelques sarcasmes
A pied comme à vélo
C´est un caustique rigolo

On l´appelle aussi Tricote 2000
où la force tranquile
Pas fille facile
Pour deux sous
Tu peux doubler la mise
Pour espérer avoir une prise
Faux semblant de radin légendaire
Pour nous faire rire
Il prend ses grands airs

Arthur est toujours en croisade
Un vrai guerrier nomade
Prêt à tout moment
A voler au secours des gens
Et tant mieux pour nous
Quand dans les côtes on est tout mou.

Facil à vivre et patient
On se construit notre famille en dedans
Sans que nos dents crissent
Avec le vent comme complice ( copyright "Anis")

Arthur j´aimerais pas que tu partes
et qu´ils te remplacent par un des World´s apart
Même si ça sent la marée
Quand tu retires tes chaussettes
Tu me fais bien marrer
Et avec toi j´ai le coeur en fête.

Entre ta peau et mon cuir chevelu
C´est toujours l´hiver à Honolulu
On appellera ça la solidarité épidermique
pour une amitié épique.

Arthur tu joues pas encore comme Django
Mais t´en fais pas tu lui mettras au charango.

En ce jour glorieux
Où tu as ouvert tes grands yeux bleus
Je me réjouis d´être avec toi
Pour fêter ce jour comme il se doit
Tous ensemble réunis
Pour te souhaiter une douce et longue vie

Longue vie au roi
Et joyeux anniversaire à toi !

Le principal intéressé en a profité pour nous conter une histoire... Il était une fois six boulettes de poussière...


La suite du trajet jusqu'à Loja se fera finalement sans Jan car finalement les supers ingénieurs avaient omis un détail de physique mécanique. La résistance du cadre en acier face aux coups de pédale rageurs a été sous évaluée. Ce dernier s'est petit à petit fait meuler risquant de se rompre.
Bref, dans un chemin toujours aussi incliné et pierreux, le reste de la bande évolue dans un climat tropical, perdu dans les montagnes recouvertes de forêt, de cascades, de papillons aux couleurs chatoyantes et autres arbres aux feuilles démesurées, aux teintes fluos. Ils atteignent finalement Vilcabamba après de nouvelles épreuves de run and bike. Nous perdons Boris notre cher poulet qui est remplacé au pied levé par Broaster, un homologue de même taille, même couleur, au faciés un peu inquiétant. Nous nous habituerons doucement l'un aux autres ou les autres à l'un, c'est Delon.

A Loja, l'équipe de nouveau complète se fait pistonner par René, avocat de son métier rencontré sur la route, pour jouer au collège Bernardo Valdivieso devant pas moins de mille élèves en furie.
En sortant, les rues étaient pleines de monde venu pour assister à la rencontre entre les chefs d'Etat péruvien et équatorien, respectivement A. Garcia Perez et R. Corea Delgado, pour réaffirmer l'amitié entre ces deux pays (3 guerres au cours du dernier siècle) et sceller des accords commerciaux. L'émotion de la foule était palpable.

Nous filons à Cuenca, troisième ville du pays, pour participer à la fête des morts et à celle de la ville qui a lieu dans une semaine. En chemin, nous redécouvrons avec émotion la culture andine d'altitude, les cholitas en costume traditionnel, parées de beaux bijoux réapparaissent. Fait nouveau, tous les gens, même les garçons portent les cheveux longs et nous nous sentons un peu moins chevelus parmi eux. Nous profitons de l'hospitalité d'un père franciscain pour présenter le spectacle aux enfants de son école ( la plupart proviennent des communautés agraires environnantes).
Le surlendemain, nous nous arrêtons aux abords d'un petit village pour parfaire notre spectacle. Deux jours de création et de répétition s'imposent pour réinventer une fin à 6. Nous retroussons nos cyclistes pour polir et fluidifier le côté technique qui, nous l'espérons se bonifiera avec le temps et les représentations. Nous sommes tout de même contents du résultat.

Pour les fêtes de la ville (Cuenca), nous avons la chance d´assister à de nombreux feux d'artifices. La première étape est jouée par un jeune se cachant sous un déguisement de vache ( en bois) à qui on allume la queue faite d'une grande frange de pétards. Tout cela suit son cours au son de la fanfare de la police de la ville. Puis c'est au tour des "châteaux" ( "castillo" commme ils les appellent). Ce sont des cubes de bois type bambou qui s'empilent pour former une structure rectangulaire toute en hauteur. Par un système ingénieux de pétards et autres poudres d´escampette, enroulés sur des cordes communicantes, le feu d´artifice s´allume et se propage étage après étage jusqu´en haut. Chaque palier possède ses particularités, des triangles, cercles ou étoiles crachant lumières et fusées en tournant dans tous les sens. Le clou du spectacle est un rideau de pluie d´étoile accompagné du décollage de nombreux pétards flamboyants. C´était excitant et magnifique.
Entre concert et tradition nous avons été émus par les danseurs de l'Université de la ville qui ont interprété passionnément le folklore inca et colonial, en costume s´il vous plaît.

A Cuenca, nous dérogeons à la règle et dormons chez Suzie pour 3 dollars par nuit, eau chaude comprise et cuisine à disposition. Nous retrouvons 3 voyageuses argentines Sophia, Delphine, et Inés que nous croisons régulièrement depuis l'Argentine. Nous découvrons Nacho et Rosana avec qui nous passerons de chouettes moments. Dans une ambiance festive, nous passons 5 jours à échanger, rire, cuisiner (un four ne nous laisse rarement indifférent) manger et faire de la musique. Pour payer notre loyer, nous profitons de l'affluence des gens pour gagner de vrais dollars américains ( monnaie officielle du pays depuis l´an 2000). Nous faisons du jonglage aux feux rouges, nous chantons dans les bus ( avec un accompagnement à la kena et à la guitare), nous vendons de l'artisanat et jouons le spectacle sur les places publiques.
Suzie est prof de danse orientale et possède une salle de danse. Quelle aubaine pour peaufiner notre spectacle. Le départ est remis au lendemain, le lendemain 2 fois mais nous quittons finalement cette maison du bonheur pour le bonheur des voisins un beau jour, ou peut-être une nuit...

Nous parcourons en 5 jours les 280 km qui nous séparent de Riobamba et du volcan Chimborazo (6310 m) en plein coeur de l'Equateur, dans des paysages magnifiques et des pentes toujours aussi inclinées. Nous bifurquerons vers l'est et la forêt amazonienne avant de rejoindre Quito...

On vous souhaite de l'air dans vos cheveux
Des sensations fortes et douces à la fois
Les Zârmalouloux


En bonus, un petit souvenir d'une des nombreuses casernes de pompier qui nous accueillent régulièrement. Nous saluons l'hospitalité des combattants du feu qui nous font dormir au sec, nous offrent la douche chaude hebdomadaire et nous gratifient de moments conviviaux.




PS : *Avis à tous ceux qui font malheureusement partie des oubliés des cartes postales, envoyez nous vos coordonnées via le blog ou notre boîte mail : zarmalouloux@gmail.com, on y remédiera.
* N'hésitez pas à aller jetter un coup d'oeil sur le site, des nouveautés sont à découvrir :
http://www.zarmalouloux.we.bs/, rubrique "glaneries de voyage".
* On a de sérieux problèmes de chargement avec les photos, nos ingénieurs tentent actuellement de résoudre ce problème, patience...


4 commentaires:

Anonymous Anonyme a dit...

coucou c est la melimelo!! ouf j etais en train de me dire ils sont perdu au fin fond de l equateur!!!!
j aime beaucoup la ptite video de fin!!hihihi
pleins de bibi mes louloux!!!

14 novembre 2010 à 10:28  
Anonymous Anonyme a dit...

oui on visite et revisite, on lit et relit vos récits avec sourires et yeux complices :-).... en attendant les suivants

bonne route et cuidado
bisous par milliers
veroR

14 novembre 2010 à 13:09  
Anonymous Anonyme a dit...

Et si on avait inventé la roue mais que libre n'existait pas ?? humm ?

Et si finalement on disait en roue zarmalouloux...au moins ça, ça existe

On vous aime toujours, ou que vous soyez

LE FAN des Zarmalouloux

16 novembre 2010 à 10:14  
Anonymous Anonyme a dit...

Merci Yanoch de ta carte de Cajamarca au Pérou, je voyage en même temps que vous, je suis toujours très admiratif de votre aventure.... Je vais essayer de participer au concours de la roue libre
Bisous du vrai Loulou ©

19 novembre 2010 à 14:44  

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