Zârmalouloux Blog

19 janv. 2012

Les mysteres de Pekin






Voilà un mois que nous avons débarqué en Asie. Un mois c’est court pour se rendre compte des réalités de ce continent, qui s’offre à nous. Mais, en même temps, en un mois, on a le temps de vivre plein d’expériences, de rencontrer, d’expérimenter, de galérer, ... .
Oui; il faut bien se rendre à l’évidence, on ne va pas apprendre le chinois en un claquement de doigt, trop de nouveaux sons imprononçables, et des histoires de tonalités en plus (une même syllabe se prononce de quatre manières différentes et a donc quatre significations, voir plus, en fonction du contexte ...).
Heureusement, on est arrivé à Hong Kong, et comme beaucoup de gens parlent l’anglais, ça nous a permis de comprendre quelques coutumes, de s’adapter en douceur, et aussi de loger chez Winsu, un coach surfeur fana de voyages et de documentaires.
On aura passé dix jours chez lui, dans l’attente de nos visas Chinois et Vietnamiens; pour rentrer dans le vif de l’aventure. En échange du toit, nous lui avons offert le couvert, pour son plus grand plaisir et celui de son estomac.
Nous avons passé nos journées à jongler, a s’entraîner, visiter un peu la ville, et faire le spectacle à Sheung Shui, quartier au combien sympathique, pour l’amabilité de ses habitants.
Grâce à leur soutien inconditionnel, nous avons pu financer l’achat de quelques cadeaux de Noël: un appareil photo de qualité (vous pouvez en juger par vous même), un ordinateur portable, ainsi que les visas.

La famille Graffion est aussi venue nous rendre visite, ce qui nous a donné une nouvelle raison de fêter Noël avant l’heure (merci pour tout!!). Ils sont ensuite repartis avec Yannoch vers la Thailande. Nous nous sommes donc retrouvés a cinq.
La veille du départ, Fourmie a tenté de prendre un rendez-vous dans une clinique, pour un mal de ventre qui ne la lâchait pas. Le rendez-vous ne sera qu’une semaine plus tard, Ciboulette reste avec elle et nous, les trois gars on file vers les aventures chinoises ...
Premier casse tête chinois, passer la frontière, on devra prendre un bus, pour nous tout seul, avec les vélos, et se faire larguer au poste frontière. De l’autre côté, le vrai labyrinthe commence: sortir de Shenzen, petite bourgade de 14 millions d?habitants, avec une carte au 1:16 et un fascicule français/chinois très pratique, mais un peu bidon tout de même; par exemple la traduction de la phrase: "Deux cafés et l'addition? (au pays du thé), nous a laissé rêveur... On est mauvaise langue, parce qu'on s'est fait invité une fois à boire un café et qu'en plus il nous a bien dépanné ce fascicule !!
Ça aura été notre plus grande traversée de ville, parce qu’après l’agglomération de Shenzen, c’est celle de Guangzhou qui commence; après cinq jours et plus de 200 km, nous apercevons enfin quelque chose qui ressemble à de la campagne.
Mais aussi étrange que cela puisse paraître, pendant ces cinq jours, nous avons toujours pu trouver un petit bout de verdure pour camper. Et grâce à un réseau de pistes cyclables dignes de ce nom, nous avons pu longer les autoroutes sans danger, mais avec le bruit et l'odeur tout de même.
On aurait pu penser que ce serait compliqué de trouver sa route, mais au bout de quelques jours, on s'est fait offrir une carte plus détaillée; le jeu consiste juste a repérer les idéogrammes à suivre, et les retrouver ensuite sur les panneaux ; ça fait bosser la mémoire visuelle! Souvent (sur les grosses routes) le nom de la ville est traduit en pinyin (c'est à dire avec des lettres qu'on peut comprendre), comme ça on peut repérer quelques signes...
Le plus difficile ça reste la communication, que ce soit pour demander une direction, un plat au restaurant, ou bien si l'on peut camper sur un bout de terrain. Surtout que le peu de vocabulaire qu'on avait appris à Hong Kong, ne nous servait pas beaucoup. Dans la province de Canton, on parle bien le cantonnais, mais les mots et l'accent change d'un village à l'autre. Et puis si tu as réussi à te faire comprendre, il faut encore comprendre ce qu'on te répond ; et là les chinois ont tous le même réflexe, si tu ne comprends pas quand je te le dis, alors je vais te l'écrire et en idéogramme s'il vous plaît!!
Ça ne nous a pas empêché de découvrir de bons petits plats, en indiquant du doigt ce qu’on voulait et ce qu’on ne voulait pas. Nous avons pu découvrir les "caisses vapeurs"; on les a appelé comme ça car impossible de faire dire à un chinois: "qu’est-ce que c’est ça?" "Comment ça s’appelle?"avant d’avoir découvert la phrase magique: "Dje se sama?"
La caisse vapeur restera notre petit-déjeuner favori, une fine couche de pâte à crêpe de riz cuit à la vapeur avec un oeuf à l’intérieur. La nourriture reste très bon marché, ce qui fait le bonheur de nos estomacs de cyclos et de notre porte-feuille.
Le midi c’est donc soupe de pâte ou le gros plat de légumes avec le riz à volonté. Si tu finis, on te ressert et si tu peux pas finir tu dis: "Paola!!!". On boit du thé (chaa), jusqu’à plus soif, et on repart avec la vessie prête à exploser. Ce qui rallonge le trajet de quelques pauses pipi (une tous les quarts d’heures environ). Bien hydraté pour la saison séche, nous roulons jusqu’à ce que le soleil se couche, ou un peu avant le temps de trouver un terrain plat pour camper. Pas facile car chaque parcelle non montagneuse a été soigneusement utilisée dans le but de cultiver (riz, salades, ...)
Pour trouver du bois c’est une autre paire de manches car les gens cuisinent et se chauffent encore avec, ce qui fait qu’il n’y a même plus l’ombre d’une brindille à ramasser.
Pour demander l’hospitalité, ou autres renseignements, on a découvert une règle très claire, s’ils disent non tout de suite, c’est que c’est non et que ça ne sert à rien de discuter plus, mais s’ils en viennent à discuter alors il y a sûrement une solution. Dans ce cas les gens sont très accueillants et nous invitent à manger. Ils appellent le voisin qui parlent anglais, ou plus souvent un ami, pour traduire par téléphone. Ce qui nous a permis de vivre un conte de fée digne de Cendrillon le 24 au soir.
Nous avions trouver un endroit, pour camper, dans un chantier que gardait Chang. Alors qu’on pensait passer la soirée à regarder un film de Jackie Chan. Il a appelé son patron et des amis et nous voilà télétransportés en lexus, à l’hôtel Sofitel 4 étoiles... Douches chaudes, bières et vin à volontés agrémenté d’un karaoké et d’un perudo (jeu de dés avec enchères), avec la serveuse.
Cinq fois la chanson Jingle Bells plus tard les douzes coups de minuit résonnent et nous voilà repartis dans un taxis pour dormir dans le pré-fabriqué au chantier... Le mystère reste entier, mais nous en avons bien profité.
Une semaine plus tard, nous retrouvons les filles à Yunfu; ville du granit et du marbre, entrecoupé d'un ou deux entrepôts de mandarine, c'est en tout cas ce qu'on en a déduit après plus de trente kilomètres d'entrepôts de tailleurs de pierres (la concurrence est rude!).
Ca tombe bien ce soir c'est le 31, mais pas de nouvel an à cette date en Chine. Le nouvel an Chinois sera le 23 janvier cette année, la date change tout les ans puisque c'est un calendrier lunaire de 12 mois à ce qu'on a compris.
On passera le réveillon tous les cinq, dans un bois de bambou, ça fait plaisir de se retrouver tous ensemble, surtout que Fourmie n'a absolument plus mal au ventre.
Avec les filles, on commence à rouler dans la vrai campagne chinoise, les gens ne croisent pas des étrangers tous les jours; alors quand il y en a cinq qui débarquent avec les vélos en prime, c'est vite fait l'émeute. Mais après quelques verres d'alcool de riz et un bang (pipe à eau) de tabac, tu oublies vite le malaise des cent personnes autour de ta table qui sont fixées sur ta manières de manger avec des baguettes, ta coupe de cheveux, ou tes sandalles. Pour ce qui est de la scéance photo, elle reste obligatoire, et avec les doigt en forme de V de Victoire!!
On repart toujours bien hydraté, pour la saison, qui pendant plus d'une semaine n'a pas été tellement séche et qui nous à même rappelé que l'on été en hiver.
Nous avons même du passer un jour à Yulin), pour faire sécher nos affaires devant une boutique de vélos. On rigolait en disant qu'ils allaient faire un feu devant la boutique, c'est ce qu'ils ont fait, deux petits poêles à charbon et nous voilà tous assis à sécher nos duvets.
On sera logé dans le centre sportif de la ville pour la nuit. On essaye de parler politique avec Ken, qui nous a trouvé la place pour la nuit; on sent que ce n'est pas le meilleur sujet à aborder quand il nous dit poliment: "Je ne peux pas vous parlez de ça!".
On ne sait pas encore vraiment ce qu'il en est. Nous avons rencontrer une institutrice le dernier soir qui nous a confirme la fin du mandat du président actuel en 2012 et de nouvelles élections avec différents candidats qui sont tous du même parti.
D'un point de vue général, la Chine d'aujourd'hui (enfin les provinces de Canton et Guangxi que nous avons traversées) est en pleine expansion, ça construit vite et dans tous les sens. Dans toutes les villes où nous sommes passées, il y a des dizaines de buildings en construction.
Difficile de croire qu'on se trouve dans un pays communiste, puisque toutes les grandes multinationales y sont représentées.
Pour ce qui est de l'énergie, les centrales tournent au charbon et au nucléaire; et au niveau pollution on atteint des summums, Mexico City, a du soucis à se faire pour rester la ville la plus polluée du monde. On se disait que c'était peut-être pour ça que les chinois clopaient autant, quitte à mourir enfumé autant que ce soit pour quelque chose... Et dans les périphéries des villes, les terrains, qui ne sont pas encore construits, sont quasiment tous utilisés pour la culture.
Dans les campagnes les champs remplissent le paysage, petites parcelles délimitées par des monticules pour les rizières, on croise aussi souvent des ateliers de fabrication, souvent textiles, briques, encens, ... .
Les entreprises fonctionnent à plein régime, mais quand les chinois ne travaillent pas ils jouent. video Ce sont de grands enfants, nombreux jeux de cartes, dominos, ma jong et autres combats de signes desquels nous aimerions bien connaître les règles. Il y a souvent de l'argent en jeu, ou simplement un verre à boire si tu perds.
Dès que l'on croise un jeune qui parle anglais, on en profite pour parfaire notre maigre vocabulaire, comme avec Jane et sa soeur An, qui nous ont invité à dormir chez elles. Dans la maison familiale, mais pas de parents, leur mère est morte il y a un an et leur père travaille a Guangzhou dans une usine; il ne revient qu'une fois par an.
C'était agréable de passer une soirée avec des jeunes, surtout que Jane parlait super bien anglais, on a pu partager avec elles leurs envies, leurs goûts, leur raconter le voyage; puisque ça ne sert à rien de leur donner l'adresse du blog, impossible d'y accéder depuis un ordinateur Chinois.
Pour faire nos premiers adieux a la Chine ( On espère bien avoir le droit a un deuxième laisser passer si on doit aller au Kirghizistan...), nous avons passé une soirée et une belle journée ensoleillée dans un temple bouddhiste, apparu comme par magie au bout d'un petit chemin de terre , qui nous a fait passer du centre ville a la campagne profonde en l'espace d'un kilomètre. Le lendemain c'était la fête, les fidèles étaient réunis pour dêjeuner ensemble, prier. On soupçonne que l'approche du nouvel an chinois y soit pour quelque chose. A cette occasion, des chapelets de pétards retentissent, ils brûlent des petits papiers qu ils plient en forme de double pointes, beaucoup d'encens, de bougies et font des offrandes à leurs dieux protecteurs (nourriture, alcool, thé, argent...).
Nous sommes depuis le 13 janvier au Vietnam. C'est fou comme les choses peuvent changer juste en traversant une frontière. Une nouvelle langue à apprendre, de nouvelles coutumes et façons d'être. On vous en dira plus au prochain épisode.
 
 
 
 

15 déc. 2011

Du Far West au Far East, avec quand meme un peu de bateau

Salut a tous,
Comment ca s'passe par chez vous? Comment s'acheve cette annee? Fraiche ou bien?

Nous on vient de debarquer a Hong Kong... On commence a prendre nos reperes, mais c'est pas evident... Nous v'la dans un tout nouveau monde inconnu ou tout les gens parle une langue incomprehensible ou les affichages sont incomprehensibles, et encore a Hong Kong, il y a des gens qui parlent anglais.
D'ailleurs Windzou qui nous accueille chez lui, parle super bien anglais et un peu de francais aussi... Il aime bien manger alors on lui fait des bons p'tits plats...

Mais bon avant de partir sur ce qui nous attends en Asie, je voulais vous raconter ce qui nous arrive aux Etats Unis.
C'a aura ete presque un peu court 3 semaines pour decouvrir un seul des 50 Etats, et pas le plus petit, la Californie. C'est environ grand comme la France et meme un peu plus, et puis on etait un peu presse pour prendre le bateau.

Pour vous remettre dans notre etat d'esprit depuis qu'on est repartis du Districto Federal (Mexico City), on a fait que rouler en s'arretant quelques jours dans le desert de San luis Potosi et quelques jours dans des villes, pour travailler et reposer les jambes....
C'est la premiere fois dans le voyage qu'on tient un rythme aussi soutenu, si longtemps; faire 70 km par jour ca use pas que les souliers!!!
D'ailleurs on ne l'a pas tenue jusqu'a Oakland, quand on est rentre aux Etats-Unisles distances sont passees en mileset c'etait plus dure d'avancer (je sais pas pourquoi exactement, mais c etait plus dure)... Mais c'est vrai les Etats-Unis ca te donne tout de suite l'impression que le monde est plus, plus ce que tu veux d'ailleurs, juste plus.
Au Mexique les gens ont tous un gros pick up, americains soit dit en passant, mais quand on est rentre aux EU, il y avait les meme pick up, mais ils avaient des remorques, remplies de quad et de motos cross, de buggys, en plus. Ou alors tu croises le plus gros camping car que t'as jamais vu, que meme pas t'imaginer que c'etait possible, gros comme un bus et evidemment comme c'est pas tout le temps pratique de conduire une machine comme ca, il tire toujours un voiture en plus (quand il te double tu sais pas quand ca s'arrete, c est pas pratique)...



On a dormi dans un une fois, a cote d'un lac merveilleux, Lake Hugues, on etait reste l'apres midi avec Eather a discuter, a regarder les couleurs des feuilles, les p'tits oiseaux, les arbres qui se refletent dans le lac, la lumiere de la fin d'apres midi, a se dire que ca faisait plus d'un an qu'on avait pas vu l'automne et que reellement c'est vraiment une saison tres jolie, l'automne. Et puis on a bien fait de rester parce que le voisin d'Eather est arrive, Chris, un chanteur de reggae, son groupe c'est "Soulutionary". Il nous a fait rever toute la nuit en jouant du Toots en The Maytals, comme en vrai et puis on a pu dormir dans ce mobil-home un tout rose en plus (bien kitch): deux chambres, une cuisine, une salle de bain...







Avec les degres Fahrenheit il fait 50 degres, mais tu te cailles severe, dans les villes les rues sont plus grandes, les gens sont plus gros (pas tous mais un peu quand meme et maintenant qu'on est a HK si ils etaient vraiment gros les americains!!!). Toi meme tu grossi (on c'est pese je faisais 140, ca fait un choc). Enfin c'est un autre monde.
D'ailleurs avec notre anglais scolaire, c'etait un peu comme d'arriver en Chine (enfin c'est ce qu'on c'est dit quand on est arrive, mais maintenant je suis plus tout a fait d'accord!!). Rien que pour saluer on connaissait seulement le "Hello", ou, "How do you do?" (qu'on a pas entendu une seul fois), on a du s'adapter bien vite au "What's up guy?" ou au "How are you doing" (mais en mangeant la moitie des mots avec l'accent ce qui te donnes "Hoareyouing?"), ce qui nous laissait toujours perplexe, on avait toujours un petit temps avant de repondre : "Yes fine and you" et la ca rate pas ils savaient qu'on etait pas americains!!
Heureusement pour nous la Californie c'est un des Etats, voir l'Etat, avec le plus de latinos, souvent le cerveau pouvait se reposer en parlant espagnol!

Quand on a voulu joue dans les restos la premiere fois on a etait dans un mexicain, parce qu'on savait qu'on serait bien recu!!
Et puis on est arrive a Plam Spring, petite ville blindee de touristes... C'etait carton plein! Les p'tits francais en velo, qui joue de la cumbia, les gens ont trop kiffes, ils etaient super souriants et agreables et ils ont remplis plusieurs fois le chapeau... et nos ventres aussi!! Hehehe!!

Le soir on est repartis pour aller camper dans le desert a la sortie de la ville. Un chemin qui part vers la gauche jusqu'au pied de la montagne, c'est un peu proche de la route, mais bon, tiens il y a des cartouches par terre, il y a des gens qui doivent s'entrainer a tirer par ici, mais il va faire nuit , ils viennent pas la nuit!! On c'est fait un bon feu, il y avait pleins d'arbustes tout secs, Cyril en a mis un gros et ca a fait des grandes flammes... Tout de suite on etait moins discret, mais ca rechauffait bien, en automne le fond de l'air est frais... . Il a pas fallut longtemps, on a vu deux voitures arriver, des gars qui viennent s'entrainer a tirer, ils nous ont rien dit de special (nous on se demandait quand meme a quoi ca sert de s'entrainer a tirer la nuit mais bon...). Et puis on a vu 1, 2, 3, 4, 5 camions de pompiers passes sur la route avec les voitures qui vont avec. On a tout de suite tripe: "Hehehehe! C'est pour nous!!" et puis ils ont fait demi tour : "bin ouais c'etait bien pour nous!"
Super sympa les gars, c'est juste pas possible de faire des feu ici, et dans la nature en general aux EU. C'est la premiere fois qu'on nous eteints notre feu de camp a la lance a incendie... Pour la bouffe de ce soir c'est rape.
Ouai le camping sauvage c'est pas facile, apres ca on avait compris qu'il fallait se cacher. Un autre soir, on venait de repartir de San Bernardino, on avait grimpe tout l'apres midi et avant que le soleil se couche, on c'etait trouve un p'ti coin tranquil, pas tres loin de la voie ferre. La soiree c'est passee nickel, on eteint le feu, on va se coucher. J'avais decide de dormir dehors, le ciel etoile avait eu raison du froid. Je me sui reveille en sursaut dans la nuit, une grosse maglight plantee sur moi... La premiere image que j'ai c'est le flic avec ca main sur son gun toujours dans la ceinture, heureusement, mais au moins tu te leves vite!!
"It's Ok, we are only sleeping!"
J'ai eu le droit a la verification du passeport avec la question de verification c'est quoi tes middle names?
Sinon quand j'ai commence a leur explique pourquoi on etait la, ils se sont detendus et ils etaient super aimable. Ils ont tout de meme trouver bon de preciser qu'on avait pas le droit de s'approcher et de voler les rails qui etaient entreposes un peu plus loin. J'ai pas ose leur dire qu'en velo je voyais pas trop comment on allait les transportes et puis a cette heure la je voulais pas reflechir a comment on disait ca!!






Aux EU c'est pas toujours facile de camper parce que les villes et leurs banlieues s'etendent sur plusieurs km, voir miles! On a donc du improviser pour trouver des lieux ou dormir.



Le plus simple c'etait de demande directement aux gens et ca marche. On etait tres etonnes parce qu'on nous avait dit que les americains n'aimaient pas trop t'inviter chez eux. Et au final, on a vraiment pas eu de problemes.



La premiere fois qu'on a essaye, on ete juste les quatres gars, c'etait a Indio. Il y avait un grand champ. On a demande pour camper a Bernardo, un mexicain, qui vit la depuis 40 ans et qui laisse dormir sur son terrain des travailleurs mexicains legaux et illegaux. On a donc passe la soiree avec eux, ils nous ont racontes leur travail; ils vont chaque matin a une place, sorte de marche au travail, les contracteurs viennent; il faut savoir se vendre, meilleurs prix, meilleur temps de travail et pas de securite de l'emploi, bien sur... Mais quand ca marche, tu gagnes bien ta vie. Le bon point c'est que la police laisse faire.



Pendant ce temps, les filles dormaient dans une pension pour sans-abris. Un organisme chretien qui acceuillent tout le monde quelque soit ta "race" (aux EU se terme n'a pas la connotation qu'en France, il fait reference a l'immigration qui a peuple le pays et au besoin de classification compulsif des gens). Elles ont coches la case caucasienne, et Marianna latina!! L'organisme essaye d'aider les gens (nourriture, douche et toit), mais aussi de trouver des solutions aux problemes qu'ils peuvent rencontrer (chomage, probleme de sante, addictions,...).



On a vu des organismes comme celui dans toutes les villes, ou l'on est passe. Mais on a aussi vu des gens qui preferaient vivre en marge de la ville, dans des tentes ou des abris de fortunes.Malgre que dans ces lieux l'ambiance est assez pesante, les filles ont ete plutot bien recues.



Le lendemain, on c'est retrouve a Palm Desert dans des quartiers residentiels bien, voir tres bien quotes. On a toque a une premiere porte, mais c'etait pas le bon jour pour eux, et apres on a sonne chez Jerry. On y croyait pas trop avec la grosse Mercedes devant. Mais c'est passe et sans sourciller!



Jerry c'est le bon americain, il a travaille toute sa vie comme "pawn shop" (preteur sur gage) et il a fait fortune petit a petit. Il s 'est aussi mis dans l'achat et revente d'or et de diamants (ca l'a peut-etre aide). C'etait vraiment tres present dans le discours des gens, cet esprit d'entreprise, cette preocupation pour trouver un moyen acceptable d'etre reconnu par la societe, en quelques mots faire du business.






En tout cas, grace a ca, Jerry a pu acheter sa maison, avec la piscine, la belle voiture et aussi les bagues en diamant et le collier tete de lion en or (que c'est sur que c'etait du vrai or parce que quand il bougeait le collier restait coller sur sa poitrine tellement il etait lourd). Mais il en a pas oublier pour autant qu'il pouvait aider son prochain et la pour le coups, ils nous a sortile grand jeu: le gros barbecue americain a gaz, les grosses patates americaine, blindees de fromage et recouverte de bouillon de poulet, pour ceux qui veulent, ca specialite!!!



Ca faisait vraiment plaisir de voir tant de simplicite chez lui. D'ailleurs il n'a pas arrete de nous repeter "enjoy the moment", "Relax", c'etait meme ecrit a l'arriere de sa chemise.



Avant d'arriver a Bakersfield, Marianna avait fait une tres mauvaise chute dans une descente. Les pompiers l'ont emmene jusqu'a l'hopital, nous on est arrive le soir. Heureusement rien de grave pour elle, elle s'en est tiree avec quelque points de soutures, merci le casque.



Il a fallut trouver un lieu ou dormir, on a donc etait voir dans le quartier a cote de l'hopital. C'est la qu'on a rencontre Felix et Guadalupe, un couple plutot extraordinaire, pour leur simplicite, leur force et leur joie de vivre et aussi leurs histoires. Une mexicaine et un portoricain, qui n'a quasiment connu que les EU et le Canada. Nous avons passe deux soirees magnifiques avec eux. La journee nous avons cherche un moyen de louer un camion pour aller jusqu'a Oakland.



Ca n'a pas ete facile de quitter cette petite famille qui nous avait adopte (ou est-ce nous qui les avions adopte?), enfin il a bien fallut dans le camion. Ahhh!! Le camion, un episode assez amusant, paye ton demenagement!! Les deux Yann et Jan devant, les seuls avec les permis internationaux et les autres derriere avec les velos, impossible de profiter du paysage et de faire du bruit pendant les arrets. On preferait pas savoir ce qu'aurait dit la police si elle nous avait decouvert.



D'ailleurs on a faillit le savoir, au premier arret on est tous descendu pour aller faire des courses. On a du rester gare un peu trop longtemps, ou le camion etait trop jaune, en tout cas un voisin a gentiment appele la police.



Yannoch avait a peine referme la porte arriere du camion, qu'une voiture de sheriff debarque et lui demande les papiers du vehicule et se qu'il transporte, parce que le voisin leur a dit que le chargement etait louche. A l'interieur on etait tous persuade qu'il allait ouvrir, on se regardait tous sans savoir vraiment quoi faire, a part attendre et assumer notre boulette. On a du tous balancer des grosses ondes telepathiques parce qu'il n'a pas cherche a ouvrir le camion et qu'il a souhaiter un bonne journee a Yanoch... Pfiiiiiiuuuuuuu!!!



Le reste du voyage c'est passe sans incident majeur. Et puis, pouf!, on c'est retrouve a San Francisco, la magie de la voiture pouvoir faire des centaines de miles en un jour.



On a passe une seule soiree dans cette ville mythique, joue de la musique dans le metro avec les p'tits gars du coin, attention y'a du tres tres lourd... , et puis sentir un peu la folie du samedi soir dans le centre ville.



Le lendemain, on a passe l'apres-midi dans un campement organise dans le cadre du mouvement "We are the 99%". Mais bon on manque de temps pour pouvoir approfondir les bonnes rencontres qu'on faisait.



Et puis il a fallut aller a Oakland, retrouve notre contact Couch Surfing (le premier du voyage), j'ai nomme Coco!!



Coco c'est une Zarmalouloux dans l'ame, elle invite sept personnes chez elle et elle oublie. Alors le jour meme quand elle rallume son portable ca lui fait un choc, heureusement les roomies (coloc') sont cool et la maison est grande. Grace a Coco, on a pu couler nos derniers jours en Amerique dans une ambiance chaleureuse et familiales, se refaire une garde robe et laisse Marianna entre de bonnes mains.




Voila, apres il a fallut dire adieu, adieu a Marianna, a Coco, a l'Amerique et a tous les copains adieux mais pas a jamais. Comme d'habitude dans ces moments de transition tout se passe trop vite, les evenements vous coulent dessus, on vit les choses au present, sans pouvoir prendre de recul. On aurait bien voulu montrer le bateau a Marianna, mais le monsieur du port a pas voulu... elle a du rester a l'entree du port. Nous on est monte sur notre luxueu bateau de trois cent metres de long. On a ete se coucher, bien nostalgique, et en regardant vers l'ouest un peu quand meme, en pensant a ce cheese cake qu'on avait dit qu'on mangerait et qu'on a pas mange, alors que c'etait un pari et puis le telephone a sonne: "you have some visitors!!" "Visitors?"



Et oui, apres une mission commando dans le port d'Oakland, nos deux guerrieres de l'extreme (Marianna et Coco) ont reussi, en ce faisant passees pour des mexicaines qui ne comprenaient pas un mot d'anglais, a nous apporter un cheese cake qu'on a pu partager tous ensemble, dans un dernier exquis moment!! Et comme l'Amerique c'est plus qu'un conte de fee, elles avaient meme la permission de 2h du mat.




Heureusement apres on avait 18 jours pour pas arriver en Asie directement. Sur le bateau on etait comme des rois, des grandes cabines, un stewart (merci Jowel) a table qui sert de la bonne cuisin, une piscine a l'eau de mer, un sauna, une table de ping-pong, des dvd en veut tu en voila (meme si des fois la traduction des streamers et pas dingue dingue!!) et bien sur le traditionnel Karaoke philippin, mais avec en plus la batterie et la guitare electrique.



L'equipage etait genial, le capitaine c'est meme deguise en Santa Klaus pour le 6 decembre (en allemagne on fete St Nicolas). Fait insolite, a l'inverse de Phileas Fogg les fuseaux horaires nous ont sucres un jour, bon ca a ete vu que c'etait un lundi... Je ne sais pas comment etait votre 29 Novembre?



On a pu bichonne nos velos, grace a Siriaco, un espagnol, qui nous a mis a disposition son atelier et son esprit pratique.



On a aussi pu repeter le spectacle, changer deux, trois trucs, qui nous plaisaient plus et on l'a presente au crew le dernier soir.




Enfin voila, on a debarque a Hong Kong, on est accueilli chez Winzu, en echange on lui fait des petits plats... c'est cool parce qu'il a un estomac de cyclo hehehe!! On doit attendre encore quelques jours, les histoires de visas, ca commence... Le chinois c'est pas le plus facile a avoir surtout vu notre situation. La nana de l'ambassade m'a dit que notre cas etait trop complique et qu'on devait passer par une agence, je crois que pour le visa Vietnamien ce sera plus simple...



En attendant, on continue de se reposer, on fait le spectacle et on essaye timidement de se mettre au cantonnais, sans trop forcer parce que des qu'on passera en Chine, il faudra se mettre au mandarin!!



Aller des gros bisous a tous, portez vous bien!!



Arthur

7 nov. 2011

Hola, las chicas aux commandes.

On peut dire, on peut dire... Asi que va a estar "mestizado" ou bien mixé.Je sais pas si vous voulez traduire, vas a la ventanilla (fenetre de traduction, selection de la langue)


Esta es una noche muy especial porque es la ultima que pasamos en Mexico y esta de huevos porque la pasamos las tres chicas juntas porque les garcons ya han cruzado la frontera y nos esperan del otro lado (para un saborcito fronterizo presione el siguiente link: http://www.youtube.com/watch?v=8iJMOBcPQyg&ob=av2n. )

Asi es, Cebollita, Hormiga y Mariana la mexicana estan de pijamada con obleas y chocolates en Mexicali, Baja California, Mexico, en casa de Cande, la lindisima Cande y su hermosa familia, Alberto, Ale y Estefi, que nos recibieron y nos brindan este espacio para compartir momentos de vida y cerrar la maravillosa experiencia que fue cruzar America Latina para si poder abrir una nueva aventura por ahora desconocida.

Mexicali ciudad construida por los fluyes de migrantes, muchos que se quedaron por no haber podido pasar 'alla' o regresar a su tierra, dejada por sueños de mejorar su vida... Oh Mexicali, gran ciudad que para nosotras ahora resueñas con las imagenes que creamos de Estados Unidos,hecha para coches y llena de carteles, grandes boulevares, empresas y cadenas fast food y restaurantes... chinos, comida tipica de por aca! Es curioso como estos pequeños detalles nos hacen soñar con donde estaremos dentro de un mes y medio... Siguiendo todavia bien mexicana, con sus puestitos de tacos, burritos, elotitos, tejuino )bebida de mais fermentado), musicas mexicanas por las ventanas abiertas, y la buena onda mexicana pues!...


Antes de llegar a Mexicali soñabamos con el ultimo cuerpo de bomberos que visitariamos aca en Mexico ya que en este hermoso pais los bomberos se llevan la medalla de oro por ser tan acogedores, amistosos y chingones, pues este ultimo no fue una excepcion ya que nos toco conocer a la Brigada del Sol, una fuerza luminosa que nos brindo mucho afecto, de verdad imprimieron un sello verde limon en nuestros corazones, satisfechos de tan ricas sincronizadas, quesadillas y chiles capeados rellenos de queso mmmmh que rico... Saludos a Alejandra por el amor que nos brindo, a Hernan por los ojos nuevos que nos otorgo, a Omar por su energia, a Jesus por su dulzura, a la maestra por ser tan rifada, en fin el amor de todos, nos tiene impresionados la valentia de todos quienes dedican su vida a apoyar a los demas, es admirable y conmovedor.

Para llegar a nuestro destino bailamos con el viento indeciso, de momentos insistia con arrastrarnos de regreso al dulce sur, en otros nos ayudo a volar hacia el norte. Por suerte zarma evadimos los climas mas intolerables (el invierno habia llegado apenas hace 2 dias) e hicimos un "timing" de lujo ya que con la fecha del barco presionando el pedal aceleramos el ritmo. Evitando hacer muchas pausas logramos avanzar mas rapido con la espera de llegar con anticipacion a San Francisco, con girasoles en el pelo.


La ultima etapa del camino nos otorgo un reto magnifico, cruzar el Desierto de Altar. Esta fue una experiencia mistica, el brillo de la arena destellante, fina y azucarada, la textura tejida por el viento sobre las dunas de nieve seca, el cielo majestuoso con sus infinitos colores y formas por siempre cambiando nos acariciaron el espiritu.
En la bicicleta todo llega progresivamente, el desierto lo sentimos llegar de forma gradual, primero los cactus, los arbustos, el clima mas seco, despues los animales que encontramos en el camino como serpientes de cascabel, correcaminos, coyotes, alacranes y tarantulas y tambien la llegada del Mar de Cortes siempre a nuestra izquierda prometiendo kilometros y kilometros de mar.
Antes de altar hicimos una petite pause en Puerto peñasco en donde encontramos a Plinio otro viajero que recorre mexico en su safari, el señor calabaza, tambien cantamos en el restaurante de Flavio en donde nos invitaron una comida tremenda de tostada de ostion, de almejas, de camarone,s de filete de pescado, de arroz y frijoles con tortilla de harina o de trigo, al gusto y jarras de aguas frias y frescas ya sea de limonada o de tamarindo despues de la cual recibimos con honor una invitacion a las peleas de box de aquella noche en donde se lucio la cocinera del restaurante tambien conocida como la Estrellita en una reñida pelea contra la fuerza inmensa de la Chispita, boxeadoras profesionales.

Dejamos abierto este capitulo que esperamos rellenar pronto con mas historias de nuestro recorrido por Mexico de estados como Sinaloa, Durango, Zacatecas, San Luis Potosi, Queretaro y lo que falto de Sonora, hay tantas cosas por contar aun, queridisimo ciber-zarma-publico que esta noche no nos rinde la lucides para hacerlo zzzzzzzzzzzzz...

Pero deseamos cerrar con buenos deseos para todos a quienes encontramos en la ruta y los que nos siguen desde cualquier lugar del mundo, y un saludo y abrazote rompecostillas super especial para Titan, nuestro compañero argentino, te dejamos volar hacia tu destino desde Durango para que pudieras trepar hasta el cielo y recoger mas estrellas en el corazon del mundo sembrando amooooooor, y a Penny, dulce y magica Penny, nuestra compañera de guanajuato que despedimos unos en wadley, san luis potosi, otros en Guanajuato entre todos los cuates, que sigas pintando la noche de mil colores con tu magico esplendor, valiente guerrerita de luz amor y alegria.

"Era la piragua, era la piragua, hermoso huipil llevavas llorona que la virgen te crei, nada de feo de feo de la naxi, de la sierra morena cielito lindo vienen bajando, ojos azules no llores no llores ni te enamores, cuuuuuuuuuumbiaaaaaaaaaaaaaaa, que bonitos ojos tienes debajo de estaa dos cejas, pero el negro de tus ojos que no muera y el canela de tu piel se quede igual, pero sigo siendo el reyyyyyyyyy!!!" )medley des plus grand tube Zarmalouloux, les connaisseurs ne s y tromperont pas...)

Mariana, Siboulette....Fourmi.... zzzzzzzzzzzzzzz

1 oct. 2011

Les multiples visages du Mexique...

Un petit retour sur ces derniers mois a Mexicooo... une petite histoire avec de la musique d'ici et des dessins de ma main pour un bout de voyage en plus avec nous...

L'entrée au Mexique c'est d'abord un poste frontière gigantesque avec militaires à l'accueil, des rues très larges où circulent des pick-up énormes, des ribambelles de fast-food... au début j'ai eu peur que ce pays ait perdu toute la richesse qui m'avait séduit en Amérique centrale... qu'il soit devenu un Oncle Sam portant le sombrero et la moustache.





Les premiers coups de pédale au Chiapas vont très vite me montrer le contraire. Au coeur de ces montagnes abruptes, l'impérialisme américain a du mal à se frayer un chemin. Dans l'ombre de ces forêts épaisses, quelques hommes et femmes agissent pour être reconnus, pour pouvoir s'auto déterminer et pour que la culture et la tradition millénaire de leurs ancêtres Maya continue à vivre. Du mouvement zapatiste nous n'aurons vu que des traces. Des peintures sur les murs des écoles des villages relatant l'histoire du mouvement et appelant à continuer la lutte. Des personnes nous racontant comment se passaient les assemblées populaires dans toute la région pour que chacun puisse faire entendre sa voix. Aujourd'hui la lutte continue mais dans l'ombre car comme on dit ici: "pour vivre libres, vivons cachés".

Le Mexique est d'abord une terre de mystères au passé très riche.

Les paysages de forêts tropicales et cascades gigantesques vont faire place, avec l'altitude, à des forêts de pins très similaires à celles que l'on peut voir en France. Après 4 jours d'ascension, nous arrivons à San Cristobal de las Casas, où Lisa, une amie de Lille, nous attend avec son vélo, des chansons à partager et plein de bonne humeur à revendre pour un mois de voyage au sein de la famille zarmalouloux. C'est dans cette ville que nous allons découvrir le "Son Jarocho", musique traditionnelle jouée dans les villages autochtones et métissés de la côte de Veracruz. Ça c'est passé lors d'une soirée à laquelle nous sommes invités, dans une maison de fous de musique et de fête, où le "son jarocho" est joué et dansé chaque semaine.
Les poètes du "son jarocho" sont avant tout des improvisateurs et de nouveaux couplets modernisent sans cesse les chansons traditionnelles. Pour l'histoire, cette musique est née de la rencontre de rythmes africains (arrivés ici lors de la "traite des noirs") et de rythmes espagnols, et notamment andalous, où s'entend aussi l'influence de la culture arabe. Voulant sûrement participer à cette orgie musicale, un âne s'est même invité, ou plutôt le squelette de sa machoire, qui fait une très bonne percussion quand on sait lui faire vibrer les dents au son de cette musique entraînante.

Un petit voyage pour vos oreilles et une spéciale dédicace à la Lisoute...






Le Mexique c'est aussi une terre de métissage... On dit ici que les mexicains son comme le "mole" (sauce typique du mexique avec du chocolat entre autre), un mélange de cents ingrédients bien étrange mais qui donnent
une saveur bien typique et originale.



Il est temps de reprendre la route. Et quelle route! Une descente qui tranche dans le vif de la montagne pour passer tout droit en empruntant un pont gigantesque où l'on se sent voisin des rapaces et des nuages. Puis en entrant dans l'Etat de Oaxaca, ce sont des jours de pluie torrentielle qui nous tombent dessus pour des journées de vélo à la fraîche. On finit par apprendre que 100km plus loin, il y a des inondations, que la route a été détruite, et qu'aucune voiture ne peut passer. Problème... l'autre moitié du groupe, qui a préféré la route côtière à celle des montagnes du Chiapas, est à 300 km devant nous, à Mazunte. Si nous ne pouvons pas passer, nous devrons faire une large boucle par les montagnes pour les rejoindre. Premier obstacle, un fleuve a emporté une partie du pont. Les machines amassent un monticule de terre et nous pouvons passer en portant les vélos. Plus loin, certains champs sont complètement submergés, la route s'est effondrée, un cours d'eau s'est formé et emporte pancartes de signalisation et branches mortes sur son chemin. Des centaines de gens passent à pied, de l'eau jusqu'aux genoux, pour rentrer chez eux sans s'affoler.
Au final ça passe et nous arrivons à Mazunte. Nous y faisons la rencontre de Penny et Marianna, amies mexicaines de la Fourmie et nouvelles comparses de l'aventure à vélo. La famille s'agrandit, nous sommes maintenant 10 et la parité est de mise. Sur cette plage touristique, seules des cahutes, sans trop de lumière, sont présentes pour ne pas effrayer les tortues marines qui viennent pondre. Nous faisons la rencontre de voyageurs français, installés ici pour quelque temps, qui jouent dans les nombreux restaurants de la musique balkanique à l'accordéon et à la clarinette. On se lance d ailleurs dans une "minga" allègre pour construire la terrasse et une mezzanine dans leur cahute. Pour gagner un peu d'argent, et se faire inviter à manger, nous débarquons à 10 dans les restaux pour jouer une "cumbia campesina" endiablée. Et on nous a même invité à jouer une heure durant.

Une autre plage nous appelle, dans l'Etat de Guerrero, la playa Michigan. Nous nous y dirigeons pendant que notre soeur Lisa se redirige vers la France après un mois de pur bonheur. Et nous, nous nous installons sur ce coin de paradis où Cyrilo a vécu un an et demi (il y a 4 ans) à s'occuper de la protection des tortues marines.
Des levers de soleil rouges flamboyants se refflétant dans la tranquillité de la lagune. Des vagues gigantesques sur lesquelles les pélicans s'amusent à surfer (aller se baigner c'est comme aller au front avec la puissance de ces vagues). Et la nuit, le sourire complice de la lune qui nous accompagne lors de nos marches à la recherche des tortues qui viennent pondre. Les mayas décrivent notre Terre comme une tortue se déplaçant dans l'univers (voir article de Cyrilo). Cette image me saute aux yeux lorsque, passant ma main sur la carapace de la tortue en train de pondre, le plancton fluorescent qui s'y est déposé s'illumine pour former une voix lactée


Le Mexique c'est aussi des endroits magiques à la vibration bien spéciale.


Autre endroit magique, Tepozlan, où nous allons passer un bon moment dans la maison de Juanin, ami de Cyrilo. Les parents de Arthuro et Cyrilo nous y retrouvent et nous passons des journées à crapahuter au beau milieu de ce paysage enchanteur. Cheminées de fées inaccessibles, cascades gigantesques, amatés jaunes sur les parois rocheuses, ruines de pyramide... Nous nous chargeons de toute cette bonne énergie avant de nous rendre quelques jours à la capitale pour respirer le bon air du "smog" (nuage de pollution énorme), visiter le musée d'anthropologie (une mine d'or!) et présenter notre spectacle ainsi que des ateliers de clown, acrobaties, beat-box et jonglage durant deux jours dans une école Montessori à Pachuca.
De retour à Tepozlan, le père de Juanin, anthropologue spécialisé sur le culte chamanique, nous en apprend énormément sur les rituels des différentes ethnies du pays. Un de ses neveux, souffrant de problèmes graves à la jambe qu'aucun médecin n'a pu résoudre, est venu ici de Madrid, pour se faire soigner par un guérisseur aux pouvoirs mystérieux, connu dans tout le Mexique.

Le Mexique c'est aussi un pays où la plate réalité et le mystique se confondent et s'obsèdent

Cinq jours de vélo plus tard, nous arrivons à Queretaro pour la fête du quartier. Dans les rues, des hommes et femmes de tout âge, et toute couleur de peau, défilent, vêtus des habits de cérémonie des différentes ethnies de la région. Tout le monde danse au rythme des tambours, les costumes faits de plumes gigantesques, de têtes d'animaux et de signes mystérieux sont pures explosions de couleurs



Le Mexique a de multiples visages mais dans ce pays comme dans toute l'amérique latine, un même esprit est là. Il a survécu et il renaît aujourd'hui au sein d'un peuple métissé. C'est l'esprit qui a habité ce continent avant l'arrivée des espagnols.

Et une chanson qui nous a poursuivi dans tous les pays que nous avons traversé à vélo en est l'exemple:

Soy un niño salvare, innocente, libre, silvestre

Tengo todo los edades, mis abuelos viven en mi

Soy hermano de los nubes y solo se compartir

Se que todo es de todos y que todo esta vivo en mi

Mi corazon es un estrella y soy hijo de la tierra

Viajo a bordo del espiritu y camino a la eternidad



Je suis un enfant sauvage, innocent, libre, sylvestre

J'ai tous les âges, mes ancêtres vivent en moi

Je suis frère des nuages et sais seulement partager

Je sais que tout est à tout le monde et que tout vit en moi

Mon coeur est une étoile et je suis fils de la terre

Je voyage à bord de l'esprit et chemine vers l'éternité.


Sur ce je vous laisse... portez vous bien... des bises à tout le monde...

Yanoche

2 ans poils aux dents!!!

Et oui!!! Ca y est ca fait plus de deux ans que nous sommes lances dans cette grande aventure zarmaloulesque!!
Je me souviens encore le jour du depart on avait á peine dormi pour preparer tous les velos. Quand on a lance les premiers coups de pedale, on avait tous le trac de savoir si on pourrait faire avancer ce velo tant charge.
Mais des que l'on a ete lances avec tous les gens qui nous accompagnaient, avec leurs sourires et leurs coeurs, toute la pression accumulee a subitement disparu (il fallait faire de la place pour toute les experiences qui forment le voyage).
Le rythme du velo a commence á resonner dans nos jambes, dans nos coeurs, dans nos tetes. Et il ne s'est pas arreté depuis...
Enfin si quelque fois comme ca, on s'est arrete plusieurs jours, voir plusieurs semaines dans des lieux. Mais toujours l'envie de faire du velo reprend le dessus.
Quand on est a velo, on a notre petite routine, nos p'tites habitudes, on mange bien, on se couche tot, comme les p'tits vieux. En fait on a une vie saine, meme s'il n'y a pas la douche tous les jours. Et c'est surement pour cela qu'on est heureux et qu'on en redemande...

Pourquoi vous faites ca? C'est une question qu'on nous pose souvent. Ca arrive meme que l'on nous dise:"Mais qu'est-ce que vous avez fait pour meriter ce chatiment?"
Et finalement on ne sait jamais quoi repondre, pour connaitre, pour voir de nos propres yeux la realite des gens, pour realiser un reve, pour suivre le chemin jusqu'au bout,... .
En vrai on ne sait pas vraiment pourquoi on fait ca, et c'est sans importance. Ce qui a vraiment de l'importance, c'est le chemin que l'on est en train de parcourir, ce qu'il nous apporte, ce a quoi il nous confronte et ce qu'on lui donne au moment present!
Voila une des choses qu'enseigne le voyage, profiter de l'instant present.
D'ailleurs, on l'a peut-etre un peu trop bien compris, puisqu'on avait prevu de faire le tour de notre belle planete en deux ans... et que finalement on a fait que la moitie du chemin.

Il faut voir aussi que l'Amerique est un continent enchanteur. Et nous sommes chaque jour un peu plus enchantes d'etre partis á sa rencontre et á celle des hommes et des femmes qui le peuplent.
Il faut du temps pour pouvoir pleinement apprecier, pour comprendre les realites qui forment un lieu.
Et malgre tout ce que j'ai dit avant ce serait complique, pour le voyage que l'on est en train de faire, de s'arreter vivre dans tous les lieux qui nous plaisent.
Principalement parce que cela signifierait que l'on serait encore en Colombie a chanter de la cumbia avec les parcelos de la-bas.
En fait l'Amerique latine, on l'a decouverte petit á petit, dans sa globalite. Bien sur chaque pays a ses specificites, mais il existe une culture et une onda commune a tous ces peuples. Et meme si le panamericanisme n'est pas tellement á l'ordre du jour dans la tete de ces dirigeants, il existe d'une certaine maniere dans la facon de vivre des gens.

Ce qui nous a vraiment change, c'est la simplicite dans les rapports avec les gens, la culture de la debrouille et la vision de l'argent au jour le jour. Ce sont des choses qui existent toujours en France bien sur, mais tout est beaucoup plus controle, la bureaucracie y est beaucoup plus presente. Forcement on va me dire que ce sont pour des histoires de securite et tout cela. Mais, je pense que ca empeche beaucoup de gens de s'en sortir par eux meme.
Ici si tu n'as pas de boulot, il y a toujours moyen d'aller vendre de la nourriture dans la rue, ou n'importe quelles autres activites lucratives, pour sortir quelques pesos et continuer á vivre.
En France quand tu n'as pas de boulot, beaucoup de gens te considere comme un glandeur qui vit á la solde de l'Etat, et quand finalement tu sors completement du systeme et que tu te retrouves á la rue, la seule chose qui te reste c'est de faire la manche.
Je dis pas non plus que ce soit une bonne chose que les gens doivent avoir trois boulots, ou qu'ils doivent continuer de travailler apres leurs retraites pour nourrir leur familles.
Mais ici l'argent circule entre les gens, l'entraide est loi et il n'y a pas besoin de beaucoup pour vivre correctement. Je sais que si je te donne aujourd'hui, je recevrai demain. Forcement l'Etat ne touche pas ses petits impots la dessus, mais au final c'est ca de moins qui tombe dans la poches des dirigeants.

L'Amerique on l'a aussi, decouverte avec les louloux qui on rejoint le groupe au fur et a mesure du voyage. Ces freres et soeurs de chemin. Ils nous font decouvrir leurs pays, leurs cultures, leurs langues, ils nous font toucher du doigt des choses qu'on ne pourrait pas se rendre compte,... Simplement parce que meme si on partage une meme vision du monde, on a pas les memes mots pour en parler, et toutes ces experiences differentes nous amenent encore plus loin.
Avant de partir, on nous avait dit qu'á cinq ce serait difficile pour voyager, toujours un optimiste pour nous dire qu'on ne rentrerait pas tous ensemble. Et c'est vrai qu'on n'est toujours pas rentrer, et deja on n'est plus cinq, mais six. On a meme ete douze pendant plus de deux mois.
Je ne crois pas que la vie en collectivite soit si dure que cela. Si chacun est pret á mettre un peu du sien, en ecoutant les autres et que l'on va tous á peu pres dans la meme direction, il n'y a vraiment aucune raison pour que ca se passe mal.
Bon il faut voir si c'est verifiable dans une collectivite qui n'est pas toujours en mouvement et ou les gens ont des styles de vie differents.

Maintenant nous sommes au Mexique, c'est le dernier pays d'Amerique latine que l'on traverse. Et pas des moindre.
On se le dit souvent en ce moment, ce pays si tu en fais le tour, c'est comme faire le tour du monde, tant de diversites dans ses paysages, dans sa culture, dans sa cuisine, ... .
Et toujours cette hospitalite, cette simplicite, cette joie de vivre a fond, ...

On a tellement prit le temps dans la decouverte de l'Amerique latine, qu'on aura quasiment pas le temps de decouvrir l'autre Amerique. Celle dont ils revent tous ici, celle qui les fait tout quitter pour l'argent, pour le reve americain...
Pour arriver la bas, ils entreprennent un voyage long et dangeureux la ruta del norte sin pasaporte!! Mais le son de cloche ici change quelque peu par rapport au discours que l'on nous rabache en France. Beaucoup de gens qui immigrent aux Etats-Unis finissent par revenir de leur plein gre, quand ils ont suffisament de sous pour construire leur maison, pour ouvrir un commerce,...

Comme je l'ai dit des Etats-Unis on aura pas le temps de voir grand chose, que deja le bateau nous emmenera loin, tres loin de cette grande, tres grande ile. C'est un peu dommage, mais l'on a fait des choix et il faut les assumer.
Et d'une certaine maniere ca va faire plaisir de savoir que de lá ou l'on va debarquer, il n'y aura plus que de la terre qui nous separera de la maison, de la famille et des amis...
Bref tout ca pour dire qu'on vous aime tous, que si l'on fait tout ca c'est aussi, d'une certaine maniere, pour vous et grace a vous!!
Un grand merci pour le soutien que vous savez nous prodiguer et qui nous fait du bien et pour votre patience.
T'inquiete on arrive!

Arthuro

Qui suit un poeme sur le temps

Courir apres le temps
Et bientot c est le temps
qui commence á te les courir
Alors du coup rire
ca t'aide á voir le temps
Pas si pourri qu'autant
D'ailleurs c'est pas pour rire
quand t'as pas l'heure t'as le temps
J'ai pas ete pique par un taon
meme si le temps entend
pour te dire ca autant
si tu pars juste attends
parce que le temps ment tant
que lentement c est le printemps
Tu te rends car content
t'as le temps et pour longtemps

poet cyrilo

18 sept. 2011

Joyeux anniversaire aux Zarmalouloux de France et du monde entier

Ce poéme a été posté par les bons soins d une de ses mamans en or j ai nommé Veronique Ravary :


Il meurt lentement


Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas
celui qui ne lit pas
celui qui n’écoute pas de musique
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu


Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
elles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés.


Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.



Vis maintenant !
Risque-toi aujourd'hui !
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !

Pablo Neruda

Voici la version originale pour nos amis hispanophones:

Muere lentamente


Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,quien no oye musica,
quien no encuentra gracia en si mismo

Muere lentamente quien destruye su amor propio
quien no se deja ayudar,

Muere lentamente .
quien se trasforma escalvo del habito,
repitiendo todos los dias los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
quien no cambia de color de vestimenta.
o bien no conversa con quien no conoce

Muere lentamente
quien evita una pasion y su remolino de emociones,
justamente estas que regresan el brillo a los ojos y
restauran los corazones destrozados

MUERE LENTAMENTE ,
quien no gira el volante cuando esta infeliz,
con su trabajo ,con su amor,
quien no arriesga lo cierto ni lo incierto,
por ir destras de un sueño
quien no se permite ni siquiera una vez en su vida,
huir de los consejos sensatos.....

VIVE HOY!
ARRIESGA HOY!
HAZLO HOY!

NO TE DEJES MORIR LENTAMENTE!
NO TE IMPIDAS SER FELIZ !

Pablo Néruda

On nous demande souvent depuis combien de temps nous sommes partis. La surprise se lit en un instant sur leur visage.

Que fait on, que vit on en deux ans?

On sent en premier lieu l émotion, l adrénaline qui s empare de tout notre etre, un sentiment de liberté melée á la peur, le coeur qui se sert en balayant du regard l image figée des etres aimés qui restent lá, agitant leur mains et leurs sentiments empreints d expectative et d interrogation.

On s accroche les uns aux autres, notre seul point de référence dans ce choix de vie temporel nomade. On s apprivoise, on apprend á se connaitre sous d autres angles, sous toutes les coutures en fait. Le voyage crée petit á petit ce lien, ce fil d ariane qui nous unie et nous tisse bon gré mal gré en tribu, en famille recomposée. Les choses se font d elles meme lentement mais surement, les regles de vie au départ inconscientes prennent forme. Elles sont nécessaires au bon fonctionnement du groupe. Elles se définissent grace aux expériences vécues, á leurs lecons, aux prises de bec, aux conversations, á l ecoute de chacun, de ses besoins. En effet, bien que faisant partie d un tout, d un corps collectif, nous sommes individuellement comme un organe qui possede ses besoins particuliers, son histoire, son mode de fonctionnement distinctif des autres. Ce sont ces différences qu il s agit d écouter, de respecter pour que ca roule tout simplement.


Physiquement, on se fait les cuisses, les mollets et la volonté sur nos premiéres cotes, on arrive toujours en haut á un moment ou un autre, on devient de plus en plus fort psychologiquement, chaque petite victoire d un itinéraire bouclé nous aguerrie nous pousse vers la prochaine étape naturellement. Je pense que cette division particuliére du temps et de l espace inhérente au choix du vélo comme moyen de transport, nous a completement changé notre rapport á ces références, á la vie et á nous meme. On est plus tranquile, comme au ralenti en comparaison de la société en générale. On relativise beaucoup, on prend du recul, on voit les choses sous un angle différent, on se repositionne face á la vie, aux valeurs qu on nous a inculqués, on renait.

Et puis on découvre d autres personnes, cultures, modes de penser, d agir qui nous surprennent, nous choquent, nous émeuvent, nous font réffléchir, nous blessent dans notre identité que l on essaie trop souvent de figer pour se rassurer,se protéger, par peur en fait. Le vélo nous confronte á une réalité en continue, vivant les pointillés qui relient un lieu á un autre. Le chemin devient moteur, moyen, finalité, le fond et la forme réunis. Le but est perpétuel, nourri de rencontres fortes et souvent fortuites, de paysage qui coupent le souffle puis t insufflent un nouvel air de bien etre, de paix, de soif de continuer toujours plus loin vers les autres et vers soi meme.

Nous passons beaucoup de temps sur le vélo á papoter, méditer, contempler, créer, penser á maintenant, aux souvenirs, á ce que nous ferons aprés. On se projette puis on se replace dans ce rythme du présent lent alors on relativise et on se dit qu on a bien le temps.
C est un choix, il comporte ses sacrifices et ses satisfactions. Aprés deux ans de test on se sent encore et toujours la "gnack" pour seguir adelante, ENSEMBLE, avec tous ceux á qui ca dit de tenter l aventure. Ils sont tous bienvenus, ces personnes qui nous ont révolutionné le voyage, apportant leur rouage á la machine, leur grain de folie, leur coeur pour que le périple continue de se réinventer á chaque coup de pédale.

Une pensée infinie á vous tous, aux gens que nous rencontrons, á ceux qui nous ouvrent leurs bras l espace d un instant, á ceux qui nous portent dans leurs coeurs, á ceux qui nous ont mis des coups de pieds aux fesses, nous ont changés, nous ont émus, mis en colére, fait réagir, á mes freres et soeurs de voyage qui ont toujours été lá, á portée de coeur. Le lien se tisse toujours plus fort.
Vous me faites grandir, rire, chialer, réffléchir, vous me mettez en pétard, en transe, en ébullition, vous me remettez en question, vous m énergisez, vous me fatiguez, vous m amusez,vous me donnez envie de me surpasser, en fait vous ne me laissez pas indifférente.

Merci pour ces deux ans de pure bonheur en votre aimable compagnie.
To be continued...
A huevo guey !

Et que ca roule !

Fourmie

Une pause á Tepoztlán


Rétrospective Acapulco (état de Guerrero)-Tepoztlán (état de Morelos)accompagnée de ses échappées belles du 08.08.11 au 05.09.11.

Une fois nos fidèles montures récupérées chez les adorables pompiers d´Acapulco, nous repartons en petit groupe pour une grande ascension vers la plus grande capitale d'Amérique latine.
Penny et Mariana retournent en cours et Cyril et Arthuro vont accueillir leurs parents venus nous rendre visite.



La première journée de remise en route est une bonne épreuve! Fortes côtes sous une chaleur assomante sur un troncon d'autoroute oú il n'y a aucune sortie, ni points de ravitaillement d'eau pendant 80km... Nous filtrons l'eau que nous trouvons et la beauté du paysage qui prend de l'altitude petit à petit nous regonffle en énergie.

Les jours suivants, on quitte la grosse chaleur et la voie rapide. Le Mexique regorge d'une grande variété de papillons, on se rafraichit dans les cascades et les rivières. On passe de belles vallées dominées de majestueux cactus.

A partir de Taxco, on apercoit de plus en plus d'amatés, des arbres impressionnants pour leur facon de pousser. Ils déploient leurs énormes racines comme des tentacules qui viennent se fondre avec le sol sur lequel ils poussent (en général une falaise ou un bloc de rocher).
Taxco est une jolie ville coloniale blanche perchée tout en haut d'une montagne qui attire une grande foule pour la vente d'argent et de minéraux.

Nous terminons cette étape à Tepoztlan, petit village dans une vallée magique, entourée de montagnes dignes d'un univers des films de Miyasaki. L'érosion millénaire a sculpté la roche ocre recouverte de végétation aux verts lumineux, ribambèles de trefles, de fougères de toutes sortes, de petites fleurs, et plein de champignons, rouges, oranges, bleus shtroumf (pitufos en espagnol), qui nous ont valu de succulantes omelettes.
On s'attend à voir apparaitre des fées et des lutins de toutes parts. En jettant un regard un peu attentif au sol, on trouve en pagaille des vestiges archéologiques des cultures prehispaniques tolteques, xochitalcos et chichimecas... des flèches en obsidianes, une pierre noire brillante, dure et couppante comme du silex, des morceaux de poterie... On se sent privilégié sur ce site encore préservé du tourisme de masse où naquit le chef suprème des toltéques puis érigé en tant que divinité créatrice dans plusieurs civilisations mésoaméricaines (aztéque...), le serpent à plume Quetzalcoatl, unificateur des peuples de la région, développant grandement les arts et les sciences.

On s'est senti tellement bien et nous avions tant de choses à partager, à découvrir aux alentours... des cascades, des roches et des arbres à escalader...
Titan et Juanin nous ont guidé sur de belles voies en falaises ou en salles d'escalade. Quelle satisfaction que de grimper trente mètres avec une vue dominant toute la vallée!

Pendant ces trois semaines hors du temps, nous avons fait quelques échappées belles pour visiter, travailler et voir des amis.


On retrouve Mariana et Penny qui se préparent pour nous accompagner de nouveau pendant un moment... Yha!

Et puis nous nous rendons aussi á Pachuca dans une école Montesori, où Lupita et Lourdes, la directrice et coordinatrice, nous avaient soutenu lorsque nous montions le projet en s'engageant à nous recevoir pour présenter notre spectacle et donner des ateliers et des dossiers de demande de subvention... Deux ans plus tard, le pari se réalise pendant deux jours. Et quelle aventure!

Après une première présentation en spectacle sur un grand terrain herbeux ensoleillé, nous passons un très riche moment d'échange avec les jeunes, à répondre aux éffluves de questions à propos du voyage, de notre mode de vie, de notre douce France et de nos coutumes.

Puis, avant de commencer les ateliers, nous faisons une grande pause avec la très jeune et dynamique équipe enseignante qui nous présente le mode de fonctionnement de cette école. Les jeunes sont accompágnés dans leurs démarches d'apprentissage en fonction de leurs rythmes personnels et de leurs centres d'interet.





Nous proposons quatre ateliers : percussions corporelle, clown, accrobaties et fabrication de balles de jonglage/initiation.







La journée passe á une rapidité folle.


Le lendemain, aprés un échauffement collectif, les jeunes se répartissent en petits groupes pour monter un minispectacle à partir de ce que nous avions vu la veille.



Nous nous les présentons dans la joie et la bonne humeur pour clore cette rencontre.


Grands remerciements mutuels et la question récurrante lorsque l´on repart d'une école: "quand est ce que vous revenez?" quien sabe... por lo menos, on viendra vous voir par la pensée en connectant nos coeurs!

Sinon, pendant ces jours à Pachuca, c'est Diego qui nous a acuueilli dans sa suite "palaciale" et guidé dans sa grande voiture 8 places, parfait pour notre petite banda. Lui aussi nous a accompagné escalader dans une salle équipée. On devient de vrais adeptes!Un grand merci á sa patience et á ses qualités hors normes d hote.
Avant de partir, Lupita nous invite au restaurant de son mari pour nous remercier. Un litre de Michelada dans lesquels baignent des crevettes (bierre avec piment, sel, sauce maggi et type anglaise, citron), des tacos, tostadas, chiles rellenos (piments farcits).
Pour parler culinaire, le mexique nous enchante! il y a une incroyable quantité de plats, à base de tortillas, accompagnés de piments, citrons, coryandre, oignons et sauces pimentés rouges, vertes, et chaque région a ses spécialités.

De retour à Tepoztlan, nous réalisons que nos vélos sont en train de rouiller dans le jardin depuis trois semaines déjà. Et puis on commence à avoir des fourmis dans les jambes... La route nous appelle de nouveau. Il nous faudra tout de même deux jours pour réussir à partir de cet endroit enchanteur qui nous retient... entre autre, une dernière sortie dans la montagne à bivoiquer dans une caverne perchée face à une vue sur Tepoztlan pour nous despedir (faire ses adieux) en beauté, sous une incroyable pleine lune...

seguimos por el norte...
A bicicleta vamos pa' l' norte !